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BULLETIN
D'INFORMATION
N° 15 - Janvier-Février / Mars-Avril 2005 |
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« inattendu » (non répertorié dans les mentions légales) doit en faire la déclaration au Centre Régional de Pharmacovigilance » (décret du 13 mars 1995) |
Pour
la déclaration de tout effet indésirable, vous pouvez nous
contacter au 18399
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| ACTUALITES |
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PENSEZ A EPITOMAX® |
Le 16 mars 2004, EPITOMAX® (topiramate), anti-épileptique classiquement
indiqué en monothérapie de deuxième intention ou en
association chez l’adulte et chez l’enfant de plus de deux ans dans le
traitement des épilepsies généralisées et des
épilepsies partielles a obtenu une extension d’AMM dans l’indication
:
TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE DE LA CRISE MIGRAINEUSE.
Les effets indésirables observés
dans les essais cliniques sont les mêmes que ceux habituellement
retrouvés chez les épileptiques et sont représentés
par : paresthésies, fatigue, nausées, difficultés
de concentration, d’attention et insomnies.
Il est toujours déconseillé en
cas de grossesse en raison de son effet tératogène chez l’animal.
Le traitement doit débuter par 25 mg/jr
pendant une semaine, puis sera augmenté de 25 mg/jr par paliers
d’une semaine, ou plus long en fonction de la tolérance. La dose
totale journalière recommandée est de 100 mg/jr, une dose
de 50 mg/jr pouvant être efficace chez certains patients.
Rapport public d'évaluation, février 2005, Afssaps
Professeur Jean Pierre KANTELIP
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L’Afssaps a demandé aux laboratoires commercialisant des produits
anti-rougeur (largement utilisés) et contenant de la vitamine K1
de les retirer du marché. En effet, ils ont été à
l’origine d'effets indésirables graves à type d’eczéma
du visage (ayant nécessité l’hospitalisation des patients).
L’Afssaps souligne que pour les patients sensibilisés
par ces produits, il existe un risque de réaction systémique
si la vitamine K1 est administrée par voie générale
en cas de nécessité thérapeutique.
Ainsi une demande auprès des organisations
professionnelles est en cours afin de vérifier si d’autres produits
contenant de la vitamine K1 sont sur le marché afin d’en évaluer
le risque et prendre les mesures appropriées.
Bulletin des vigilances N°25, février 2005, Afssaps
Professeur Jean Pierre KANTELIP
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dans le traitement du syndrome des jambes sans repos |
REQUIP® (ropinirole), vient d'être enregistré par la FDA (Food and Drug Administration) dans le traitement du syndrome des jambes sans repos d'intensité modérée à sévère.
Le ropinirole est un antiparkinsonien dopaminergique, agoniste puissant de la dopamine.
Selon le communiqué de la FDA, l'efficacité
du ropinirole dans ce syndrome a été démontrée
notamment dans 3 essais cliniques en double aveugle versus placebo.
Les effets indésirables classiques du
ropinirole ont été rapportés dans ces essais : nausées,
vomissements et céphalées.
L'information réglementaire de ce médicament
contiendra une mise en garde concernant une possible sédation (effets
sédatifs à type de somnolence y compris des accès
de sommeil diurnes) et la survenue possible de syncopes et d'hypotension,
particulièrement en début de traitement.
Communiqué de la FDA du 5 mai 2005.
Professeur Jean Pierre KANTELIP
| ACTUALITE Afssaps |
ll est possible de consulter sur le site de l'afssaps
le thésaurus (régulièrement actualisé) des
interactions médicamenteuses à l'adresse suivante :
http://afssaps.sante.fr/htm/10/iam/indiam.htm
vous trouverez aussi à cette adresse un
petit mémento sur médicaments et cytochromes.
Docteur Patrice MURET
| PSYCHIATRIE |
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Un article paru dans la revue "prescrire" de mai 2005 tome 25 – n°261,
p 350, relate que le système de pharmacovigilance allemand a recensé
842 notifications d’effets indésirables concernant l’ibuprofène
entre 1990 et 2004. Le tiers de ces notifications concerne des troubles
neurologiques ou psychiatriques : confusions, anxiété, agitation,
réactions psychotiques, hallucinations, troubles de la concentration
et amnésie.
Par ailleurs, il nous est rappelé que
de tels troubles ont déjà été décrits
avec l’indométacine et les coxibs…
Sophie MONASSON
| GROSSESSE |
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EVITER LES RETINOIDES EN APPLICATION CUTANEE |
La revue « Prescrire » de février 2005 tome 25 n°258
p 106-109 fait référence à plusieurs observations
de malformations compatibles avec celles induites par les rétinoïdes
par voie orale chez des enfants exposés in utero à
des rétinoïdes en application cutanée.
Les données épidémiologiques
ne confirment pas ce risque mais elles ne l’excluent pas. En pratique :
la prudence reste de mise.
Sophie MONASSON
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| GROSSESSE |
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Devant le constat du risque élevé que les femmes en âge
de procréer soient exposées aux antidépresseurs en
début de grossesse, les auteurs ont évalué si l’exposition
à cette classe thérapeutique pendant la grossesse augmente
le taux d’avortement spontané (AS).
Ils ont repris la bibliographie internationale
sur le sujet parue de1966 à 2003. Ainsi 15 études de cohorte
ont été identifiées, dont 6 ont fourni des données
pertinentes avec 1534 femmes exposées et 2033 femmes non exposées.
Le taux de base d’AS dans la population non exposée
est de 8.7%, alors qu’il est de 12.4% dans la population exposée
aux antidépresseurs dans les 20 premières semaines de grossesse.
L’augmentation du risque de 3.9% est significative. Aucune différence
n’a été observée entre les différentes classes
d’antidépresseurs.
Les auteurs concluent que l’exposition maternelle
aux antidépresseurs peut-être associée à une
augmentation du risque d’avortement spontané. Cependant, ils n’excluent
pas l’effet négatif de la dépression elle-même sur
le risque d’AS.
Antidepressant use during pregnancy and the rate
of spontaneous abortions : a meta–analysis.
Ann Pharmacother 2005 ; 39 : 803-809
Marie-Blanche VALNET RABIER
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| Infos - Afssaps |
Communiqué
de presse du 4 janvier 2005 :
Le traitement de la fièvre chez l’enfant
Les nouvelles recommandations sont plus centrées sur l’amélioration du confort de l’enfant que sur un abaissement systématique de la température :
- recourir à des mesures physiques simples
:
- éviter de couvrir l’enfant
- ne pas le maintenir dans une pièce surchauffée
- lui donner à boire autant et aussi souvent
que possible
- choisir un médicament en tenant compte
des contre-indications et des précautions d’emploi qui lui sont
propres
- n’utiliser qu’un seul médicament en
première intention
- vérifier que l’enfant n’a pas déjà
pris le même antipyrétique sous une forme ou sous une autre
- respecter strictement les doses et le nombre
de prises indiquées en fonction du poids de l’enfant.
L’Afssaps rappelle que des effets indésirables rares mais graves ont été rapportés récemment avec certains médicaments antipyrétiques.
Communiqué de presse du 24 janvier 2005 :
MELLERIL® (thioridazine) : arrêt mondial de commercialisation au 15 juin 2005
MELLERIL® (laboratoires Novartis) est un antipsychotique
autorisé en France depuis 1958, indiqué chez l’adulte présentant
une schizophrénie chronique ou des états psychotiques aigus.
En raison de la fréquence élevée
des effets indésirables cardiaques par rapport aux autres anti-psychotiques,
le rapport bénéfice/risque n’est plus considéré
comme positif.
En accord avec l’Afssaps, les laboratoires Novartis
ont décidé d’arrêter la commercialisation de MELLERIL®
à partir du 15 juin 2005.
Communiqué de presse du 8 mars 2005 :
Actualisation de recommandations : prise en charge des patients présentant des risques cardiovasculaires :
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité ou de handicap en France et ces recommandations reposent sur 6 messages :
- plus le patient cumule des facteurs de risque,
plus la concentration de LDL-cholesterol à atteindre doit être
basse
- le traitement diététique est
la base de la prise en charge des patients dyslipidémiques
- la prescription de médicaments hypolipémiants
n’est justifiée que si la concentration de LDL-cholesterol souhaitée
n’est pas atteinte après 3 mois de traitement diététique
- débuter le traitement médicamenteux
par les posologies les plus faibles afin de prévenir les effets
indésirables graves, notamment pour les statines.
- évaluer le rapport bénéfice/risque
lorsque de fortes doses sont envisagées ou lors d’une association
(exemple statine et EZETROL® (ezetimibe))
- évaluer l’efficacité du traitement
environ 1 à 3 mois après le début du traitement
et ensuite tout au long du traitement
- la prise en charge d’une anomalie lipidique
doit être associée à celle des autres facteurs de risque
cardiovasculaires
L’Afssaps rappelle que la prévention cardiovasculaire
comme l’arrêt du tabac, le régime alimentaire approprié
et une activité physique correcte sont insuffisamment préconisés
par les médecins ou suivis par les patients.
Communiqué de presse du 8 mars 2005 :
Rappel des conditions d’utilisation d’EZETROL® :
EZETROL® (ezetimibe), commercialisé depuis janvier 2005, est indiqué dans le traitement de l’excès de cholesterol dans le sang. Son mécanisme d’action est différent de celui des autres anticholestérolémiants : il empêche l’absorption du cholestérol au niveau du tube digestif.
Au plan mondial, EZETROL® est commercialisé depuis fin 2002 et les autorités sanitaires européennes ont été informées de la survenue de rares cas de rhabdomyolyses chez les patients traités par EZETROL® en association avec une statine et de quelques cas avec EZETROL® seul.
L’AFSSAPS rappelle les recommandations de prise
en charge du patient dyslipédimique : (cf. communiqué ci-dessus)
- Instaurer d’abord un traitement diététique
Si un traitement médicamenteux est justifié
:
- Prescrire EZETROL® seul si un traitement
par statine est inapproprié ou mal toléré
- L’associer à une statine lorsque celle-ci
n’est pas suffisante pour atteindre une concentration de cholesterol ciblée
chez des patients qui ont une concentration élevée, qu’elle
soit d’origine alimentaire ou génétique.
Un suivi national de Pharmacovigilance a été mis en place par l’Afssaps en février 2005, en s’appuyant sur le réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance.
Une liste des facteurs de risque cardiovasculaire,
des concentrations "cibles" de LDL-cholesterol à atteindre en fonction
du nombre de facteurs de risque cardiovasculaire et des médicaments
hypolipémiants est consultable à la suite du communiqué
de presse sur le site de l’AFSSAPS.
Martine DAVID-LAROCHE
Pour plus d’information, contacter l’Afssaps : www.agmed.sante.gouv.fr
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www.agmed.sante.gouv.fr
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